mardi 6 mars 2007

Les rangs fertilisants

Tout d'abord, il faut planifier l'organisation du jardin en fonction des associations bénéfiques ou non. Pour cela, un plan s'impose...

J'ai divisé chaque parcelle en rangée de 25 cm de large. Chaque parcelle faisant 12 mètres de long, je dispose de 48 rangées / parcelle. Pour marquer les rangées, j'ai quadrillé la parcelle avec de la ficelle et je réutilise cette trame chaque année...


Dans la méthode que j'utilise, il s'agit de créer des rangs fertilisants sur une rangée sur deux. Les rangs fertilisants sont des rangées où seront soit planté de l'engrais vert (plantes améliorant la composition du sol) soit étendu du compost. Chaque année, on change de rangée, ainsi les légumes poussent sur les rangs fertilisants de l'année précédente.

Au printemps, sur les rangs fertilisants, je plante en alternance :
- de l'épinard : très bon engrais vert, bons à manger, et qui seront coupés et laissés à se décomposer à même le sol lorsqu'ils auront montés avec les chaleurs de l'été. Leur décomposition amènera des nutriments au sol et participera à la vie microbienne. De plus, cela évitera de laisser la terre nue. Une fois décomposé, on pourra étaler du compost bien mûr à la place.
- des soucis : bon engrais vert, ils apportent une touche de couleur non négligeable.
- des oeillets d'inde : de belles couleurs et une odeur qui repoussent bon nombre d'insectes indésirables (pucerons, aleurodes, nématodes...).
Il reste donc environ 24 rangées exploitables par parcelles.

samedi 3 mars 2007

Au commencement il y avait... la pelouse

En janvier 2006, à notre arrivée dans notre nouvelle maison, le potager n'existait pas. A l'endroit envisagé s'étendait une grande pelouse et, plus loin, un verger herbacé.


Le jardin a été planifié, deux carrés de 12 m par 5, soit 60 m² chacun. Le labour a été un moment incontestablement laborieux !

Cette année, je pensais ne pas avoir à labourer. En effet, retourner la terre enfouie les bactéries du dessus de la terre qui sont aérobiques (qui ont besoin d'oxygène), et donc les étouffe et, à l'inverse, remonte à la surface les micro-organismes anaérobiques (qui vivent à l'abri de l'oxygène) avec la même réussite...

Mais le labour a l'avantage d'aérer la terre et de la rendre plus meuble. Avec une terre régulièrement travaillée et assez souple, il est possible d'ameublir la terre sans la retourner avec un outil type grelinette.
Cependant ma terre étant fortement argileuse, le labour s'est imposé contre ma volonté et celle de mon dos ! :o)

Le résultat fut le suivant :


Pour compenser, j'ai choisi de fertiliser mon terrain à base d'Or Brun, un fertilisant concentré Bio, évidemment, à base de guano marin et de fumier. Ce compost naturel permet de réactiver la vie microbienne.


Un sac de 40 kg par parcelle fut nécessaire, à étaler et à intégrer rapidement au terrain afin d'éviter la mort des micro-organismes présents. Ceux-ci vont permettent un vie microbienne dense et favoriser une meilleure assimilation des nutriments par les plantes.

Une fois préparé, le terrain ressemble à ça :


A partir de ce moment, il s'agit de vite resemer pour éviter que les pluies du printemps ne délave le terrain...

Un jardin bio ?

Sans être encarté écolo à fond et bouffer du soja tous les jours, il me semble important de ne pas utiliser de pesticides ou engrais chimiques, du moins au maximum possible. Nous avons tout une palette de possibilités écologiques ou biologiques pour l'éviter.
De plus, s'il fallait utiliser les mêmes produits que ceux des professionnels, autant acheter les légumes dans le commerce, c'est plus rentable !
Hormis le plaisir de jardiner, je suis à la recherche du goût véritable du légume : une tomate qui a pris le temps de pousser et de rougir à un goût incomparable...
Le livre de Hans Wagner livre, en plus de la culture associée à proprement parlé, un modèle de jardinage, en quatre points :
- Une organisation par rangées et non plus par planches : 1 rangée avec des légumes, une rangée "fertilisante" avec une rotation tous les ans.
- Une terre toujours occupée par une culture : plus de terre nue lessivée par les intempéries, une vie microbienne de surface très active . Sauf dans les conditions extrêmes, qui a vu dans la nature des terres bêchées ou inocuppées ?
- L'utilisation d'engrais vert ou de compost afin de fertiliser le terrain et de lui rendre ce qu'il a donné.
- Un mélange de couleurs et de plantes : les légumes avec les fleurs font un joli mariage et égaye le jardin tout en s'aidant mutuellement.
C'est la deuxième année que je réalise le jardin de cette manière et la première année m'a apportée de belles satisfactions.

Le but de ce blog est de suivre une saison de jardinage au potager de Stéph...
N'hésitez pas à me contacter !!!

vendredi 2 mars 2007

Le concept de la culture associée

Tout a commencé par un cadeau de Noël de ma chère mère :
"Tiens, j'ai trouvé le titre sympa, tu me diras ce que t'en penses", m'a-t-elle dit en m'offrant un petit ouvrage intitulé Le poireau préfère les fraises avec pour sous-titre "les meilleures association de plantes".
Curieux, je le dévorais en une soirée et découvris qu'il existait des plantes qui se complétaient à merveille et dont l'association était bénéfique à chacune. Ainsi, pour exemple unique, la mouche de la carotte est repoussée par l'odeur émise par les oignons et réciproquement...
De même, certaines plantes peuvent se nuirent si elles sont plantées l'une à côté de l'autre. J'ai tout de suite pensé à ma maigre récolte de petits pois de l'année précédente (100 grammes une fois écossés pour 250 plantés !) et la réponse est venue du livre lui-même : mes pois étaient entourés d'oignons, très défavorables au pois ou aux haricots.

Il semble possible que différentes plantes peuvent interagir entre elles et qu'elles s'associent naturellement. Leurs protections mutuelles leurs permet d'être plus fortes et ainsi moins sensibles aux parasites. Certaines fleurs peuvent attirées les parasites et ainsi les détourner d'autres plantes ou légumes. De la même manière, des odeurs fortes telles que celle du basilic, de la menthe ou de la mélisse citronelle peuvent chasser les pucerons. Les soucis ou les oeillets d'indes chassent les nématodes (des vers microscopiques situés dans le sol) grâce à leur excrétions racinaires.

De plus, les insectes sentent les odeurs émises par les plantes et sont attirés. Ils peuvent devenir des ravageurs s'ils sont en très grand nombre. Un champ en monoculture aide à la reproduction de ceux-ci car ils y trouvent un environnement favorable. Dans un jardin où les cultures sont associées les unes avec les autres, l'alternance des senteurs perturbent les hôtes indésirables. Un insecte vole un peu plus loin et l'odeur change. Ainsi, l'intérêt des ravageurs pour le jardin s'estompe et les plantes sont épargnées.

C'est un moyen simple et peu coûteux pour protéger les plantes sans produits chimiques...